Espaces verts au naturels...
La gestion différenciée des espaces verts s’inscrit dans le développement durable. Elle vise à concilier l’entretien environnemental des espaces verts, les moyens humains et le matériel disponible avec un cadre de vie de qualité. Démarche environnementale très forte, elle est en test sur le Belvédère avant d’être étendue aux espaces verts majeurs de la commune. Explications...
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Les espaces
entretenus
Ces espaces sont destinés à être entretenus régulièrement pour
que les usagers puissent en profiter amplement : pique-nique, jeux
de ballon, promenade... Ils permettent aussi de ne pas donner
l’illusion d’un espace délaissé.
Des cheminements entretenus (tondus) permettent aux usagers de se
promener au travers des espaces fleuris et des fauches tardives
afin de pouvoir profiter du travail de Dame nature et des
biodiversités qu’elle nous offre.
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Les prairies
fleuries
Elles permettent de maintenir un niveau d’esthétisme en
relation avec l’extension des zones urbanisées et elles
ouvrent également la voie à de nouvelles conceptions du paysage et
de leur entretien.
Les pollinisateurs sauvages (abeilles, papillons) sont en déclin
et leur préservation est un enjeu majeur pour la nature et pour
l’homme.
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Les fauches
tardives
L’objectif est d’accroître l’espace "refuge"
pour la faune et la flore. Les espaces engazonnés qui bordent le
bois des Loctaines regorgent bien souvent de vie, jusqu’à ce
que leur entretien, pas forcément pertinent ni adéquat, y
appauvrisse leur biodiversité. Une pelouse tondue recense une
population de 10 à 15 insectes différents et pour 10 insectes, une
espèce d’oiseau qui s’en nourrit. En fauche tardive, on
offre du pollen aux insectes, on permet à la plante de se
reproduire, et on obtient 150 espèces différentes d’insectes
et par conséquent 15 espèces d’oiseaux et plus de 170 espèces
végétales, dont des orchidées sauvages.
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Les
nichoirs
Leur mise en place permet d’offrir aux mésanges bleues,
noires, huppées, charbonnières... de s’y abriter pendant
l’hiver et de s’y reproduire.
La présence de ces oiseaux est un excellent moyen de lutte
naturelle contre les chenilles, les acariens et autres insectes des
jardins : ils peuvent en consommer entre 6 000 et 9 000
individus par saison. A savoir qu’une mésange pourra
stocker environ 14 kg d’insectes pour passer
l’hiver.
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La gestion différenciée consiste à pratiquer un entretien adapté
des espaces verts selon leurs caractéristiques et leurs usages. Il
s’agit de faire le bon entretien au bon endroit. Cette
démarche est particulièrement pertinente pour les communes qui sont
de plus en plus sollicitées en matière d’entretien des
espaces. Elle est également bien adaptée aux sites sensibles et
naturels par son approche environnementale. Véritable démarche de
développement durable, elle est une réponse à plusieurs enjeux bien
dans l’air du temps...
Des enjeux environnementaux
► Préserver la biodiversité des espaces naturels
► Limiter les pollutions : produits phytosanitaires
(herbicides, pesticides)...
► Gérer les ressources naturelles : économies d’eau,
gestion des déchets verts...
Des enjeux culturels
► Valoriser l’identité des paysages communaux
► Mettre en valeur les sites de prestige et
patrimoniaux
► Diversifier et transmettre le savoir-faire et l’art
du jardinier
Des enjeux sociaux
► Améliorer le cadre de vie des habitants en mettant à leur
disposition une diversité d’espaces
► Eduquer le grand public à l’environnement
► Favoriser l’autonomie des agents
Des enjeux économiques
► Faire face à des charges de fonctionnement de plus en plus
lourdes
► Optimiser les moyens humains, matériels et financiers
(maîtrise du temps de travail, adaptation du
matériel)
La gestion différenciée des espaces verts s’inscrit donc
dans la logique du développement durable. Elle implique une
connaissance et une maîtrise des impacts environnementaux et un
engagement dans l’amélioration du cadre de vie des usagers.
En échange, elle contribue à une meilleure image publique. A terme,
il s’agit de créer une cohérence d’ensemble pour que la
ville de Vauréal se dote d’un paysage spécifique qui lui
conférera une identité propre.
L’ensemble des thématiques environnementales (déchets, eau,
rejets des polluants, sol, biodiversité) est traité sur le principe
de l’amélioration continue. Cette démarche doit permettre de
faire évoluer la gestion des espaces verts par le biais de méthodes
alternatives, de techniques d’entretien plus douces,
susceptibles de préserver les ressources naturelles.
"Entretenir autant que nécessaire et aussi peu que
possible" résume Gilles Buna, adjoint au Maire délégué à
l’urbanisme et au développement durable à Lyon, une ville
citée en exemple en la matière. Pour se passer de produits
chimiques (insecticides, herbicides, engrais), les
responsables des espaces verts pratiquent donc la gestion
différenciée qu’ils qualifient de "durable" ou
"d’harmonique". "Le
jardinage durable se décline en plusieurs domaines : le recours à
des végétaux résistants, la restriction du désherbage, la recherche
de l’équilibre naturel entre espèces et la protection de
l’eau", explique Dominique Ronceray, directeur des
espaces verts de la ville de Cholet (56 000 habitants,
Maine-et-Loire). C’est "développer la biodiversité sans que
cela ne s’oppose à la visite du public" indique
Sandrine Deroo, chargée de la réflexion sur la politique espaces
verts et naturels du département de Seine-Saint-Denis. Des
témoignages qui prouvent que la démarche est à la portée de
tous...